Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
En Quête ou Enquête de Foi ?

Parution d'articles de presse web concernant édifices religieux, œuvres d'arts ou manifestations chrétiennes.

Dix coupoles éblouissantes à voir en France (Aleteia)

© Philippe Lissac – Godong - Cathédrale d'Arras.

© Philippe Lissac – Godong - Cathédrale d'Arras.

ART & VOYAGES

Dix coupoles éblouissantes à voir en France

Caroline Becker Publié le 04/12/20

Dominant avec majesté la croisée du transept, les coupoles des églises offrent, par leur hauteur, l'impression de pouvoir toucher le Ciel.

Plus attachée à ses douces lignes romanes ou à ses impressionnantes voûtes gothiques, la France a laissé peu de place à la coupole, élément d’architecture que l’on rencontre davantage en Italie. Sans avoir l’exclusivité de cette fameuse volta a cupola, Rome est cependant l’une des villes reines en la matière, comme en témoignent Saint-Pierre de Rome, l’église Del Gesu ou encore le Panthéon.

Utilisée dans l’Antiquité et encore un peu à l’époque romane, la coupole réapparaît véritablement dans le vocabulaire architectural à la Renaissance. L’impressionnant dôme de la cathédrale Santa Maria del Fiore, œuvre de Brunelleschi, sera d’ailleurs une référence en la matière. À l’époque baroque, les coupoles deviennent l’espace idéal pour développer des riches fresques pleines de mouvement. L’espace qu’elles offrent permet de dessiner un ciel illusoire donnant l’impression aux fidèles de pouvoir toucher le Ciel et apercevoir le Paradis.

Si la France a peu exploité la coupole, elle n’a pourtant pas à rougir de ses créations. À Paris, Marseille ou encore Lyon, plusieurs architectes se sont lancés dans la réalisation de grandes coupoles et ont su s’entourer des meilleurs artistes pour les sublimer. 

Pour découvrir notre sélection, ci-après :

Église Saint-Louis des Invalides (Paris, VIIe) - © Fred de Noyelle –Godong

Église Saint-Louis des Invalides (Paris, VIIe) - © Fred de Noyelle –Godong

Chef-d'œuvre de l'architecte Jules-Hardouin Mansart, cette coupole est d'une grande subtilité.  Elle est composée de deux coupoles superposées permettant de dissimuler une deuxième rangée de fenêtres. Ces petites ouvertes invisibles laissent ainsi passer la lumière de manière très discrète. La fresque, œuvre de Charles de la Fosse, représente saint Louis dans la gloire présentant ses armes au Christ en présence de la Vierge et des anges.

Cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky (Paris, VIIIe) - © Philippe Lissac / Godong

Cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky (Paris, VIIIe) - © Philippe Lissac / Godong

Construite sous le Second Empire, la cathédrale russe de Paris, qualifiée par ses auteurs de "byzantino-moscovite" présente une architecture très éclectique. Si elle est typiquement moscovite à l'extérieur, son décor intérieur fait clairement référence aux somptueux décors byzantins.

En levant la tête, on peut admirer quatre demi-coupoles entourant une grande coupole centrale où est représenté le Christ entouré des quatre évangélistes.

 

Église Notre-Dame du Val-de-Grâce (Paris, Ve) - © Shutterstock -Isogood-Patrick

Église Notre-Dame du Val-de-Grâce (Paris, Ve) - © Shutterstock -Isogood-Patrick

Pour remercier le Ciel de lui avoir accordé un enfant, Anne d'Autriche fit de cette église un ex-voto en l'honneur de la Vierge Marie. La majestueuse coupole, œuvre de Pierre Mignard, représente

 "La Gloire des bienheureux" (1663). Au centre, la Sainte Trinité est entourée de l'Église triomphante. Juste en dessous, le baldaquin est inspiré directement de celui de Saint-Pierre de Rome.

 

Église Saint-François-Xavier (Paris, VIIe) - © Shutterstock - Renata Sedmakova

Église Saint-François-Xavier (Paris, VIIe) - © Shutterstock - Renata Sedmakova

L'église Saint-François-Xavier est l'une des plus belles églises du XIXe siècle de Paris comme en témoigne son décor intérieur. Au centre de la coupole, peinte Charles-Joseph Lameire, apparaît l'Agneau pascal de l'Apocalypse, le seul à pouvoir ouvrir le Livre des sept sceaux. Tout autour se déploient les douze apôtres et des chérubins.    

Église Saint-Thomas d'Aquin (Paris, VIIe) - © Shutterstock - Isodoog-patrick

Église Saint-Thomas d'Aquin (Paris, VIIe) - © Shutterstock - Isodoog-patrick

Inspirée du baroque italien, l'église Saint-Thomas d'Aquin à Paris, autrefois dédiée à saint Dominique, a perdu beaucoup de ses richesses mais pas ses fameuses fresques qui décorent murs et plafonds. À la croisée du transept, une belle coupole, peinte par Merry-Joseph Blondel représente le Christ enseignant et la Vierge en méditation. À leurs côtes, les évangélistes, deux par deux, les accompagnent. En descendant le regard, le fidèle pourra apercevoir dans les pendentifs saint Thomassaint Dominiquesaint Vincent de Paul et saint François de Sales.  

Cathédrale Saint-Etienne (Cahors, Lot) - © Shutterstock – wjarek

Cathédrale Saint-Etienne (Cahors, Lot) - © Shutterstock – wjarek

La splendide coupole de la cathédrale Saint-Étienne de Cahors est un des rares exemples, en France, de peinture monumentale médiévale. Réalisée au début du XIVe siècle, elle représente

 le premier martyr du christianisme, Saint Étienne. Il est agenouillé, les yeux levés vers le Ciel

et semble ne pas sentir les pierres qui lui tombent dessus. Autour de lui, treize personnages participent à son martyr. Plus bas, séparés en compartiment, se déploient les figures de sept prophètes et du roi David.  

Église Saint-Silouane du Monastère Saint-Antoine-le-Grand (Saint-Laurent-en-Royans, Drôme) -  © Pascal Deloche –GODONG

Église Saint-Silouane du Monastère Saint-Antoine-le-Grand (Saint-Laurent-en-Royans, Drôme) - © Pascal Deloche –GODONG

Implanté en France dans la Drôme, le monastère orthodoxe Saint-Antoine-le-Grand est une dépendance du monastère Simonos Patro du Mont Athos (Macédoine). Les peintures murales qui s’étendent sur 600m2 ont été réalisées par l’un des meilleurs peintres d’icônes russes contemporains : Yaroslav Dobrynine et son épouse Galina. Trente mois de travail ont été nécessaires pour mener à bien cette œuvre.

Basilique Notre-Dame de Fourvière (Lyon, Rhône) - © Catherine Leblanc / Godong

Basilique Notre-Dame de Fourvière (Lyon, Rhône) - © Catherine Leblanc / Godong

Construite dans un style éclectique avec quatre tours octogonales, la basilique révèle à l’intérieur une influence clairement néo-byzantine. Le décor y est évidemment entièrement dédié à la Vierge Marie, figure majeure de la ville de Lyon. À l'intérieur, trois coupoles représentent les liens étroits qui existent entre la Vierge Marie car elle est la fille du Père, l'épouse du Saint-Esprit et la mère du Christ.

Cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Vaast (Arras, Pas-de-Calais) - © Philippe Lissac – Godong

Cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Vaast (Arras, Pas-de-Calais) - © Philippe Lissac – Godong

En la regardant rapidement, on pourrait presque croire apercevoir une fresque baroque. Il n'en est rien. Cette œuvre monumentale, peinte par Henri Marret — artiste profondément chrétien et ami de Maurice Denis — a été réalisée en 1933. Elle illustre des épisodes de la vie de la Vierge. Quatre grands thèmes y sont abordés : la Nativité, la crucifixion, la mission de Marie et Marie veillant sur le monde.

Basilique Notre-Dame de l'Immaculée-Conception (Boulogne-sur-Mer, Pas-de-Calais) -  © Manuel Cohen / Aurimages

Basilique Notre-Dame de l'Immaculée-Conception (Boulogne-sur-Mer, Pas-de-Calais) - © Manuel Cohen / Aurimages

Construite au XIXe siècle sur les ruines d'une église médiévale, la basilique de Boulogne-sur-Mer est l'œuvre originale d'un prêtre architecte... amateur ! La structure de la basilique est tout à fait étonnante, inspirée de la Renaissance et du classicisme. La grande coupole, achevée en 1854, est immense : le dôme mesure 101 mètres de haut et s’inspire d'ailleurs de la cathédrale Saint-Paul de Londres et de la basilique Saint-Pierre de Rome.

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article