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En Quête ou Enquête de Foi ?

Parution d'articles de presse web concernant édifices religieux, œuvres d'arts ou manifestations chrétiennes.

Marie, plus citée dans le Coran que dans les Évangiles (Aleteia)

© Jonah Bettio-CC

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ÉGLISE

Marie, plus citée dans le Coran que dans les Évangiles

Aleteia.ES - María Angeles Corpas - Publié le 20/12/16

Elle est celle qui unit les chrétiens et les musulmans.

Qui est Marie pour les musulmans ? Alors que la personne de Jésus (Isa), en tant que fils incarné de Dieu, est un point éminent de divergence entre les musulmans et les chrétiens, l’image de Marie (Mariam) peut être considérée comme un élément consensuel. Et de fait, elle est reconnue ainsi. Les sources écrites, dans les deux traditions religieuses, présentent d’importantes similitudes sur sa description.

Marie, femme au destin exceptionnel

Pour les musulmans, Mariam (celle qu’à partir de maintenant, nous désignerons exclusivement sous le nom de Marie) représente un pont spirituel. Pour les musulmans, Marie est une femme privilégiée qui jouit de la perfection éternelle et qui a été choisie par Dieu pour vivre un destin exceptionnel.

La naissance de Marie 

Concernant le récit de la naissance de Marie, le Coran raconte que sa mère, Anne (Hanna), suppliait Dieu de lui donner un enfant qu’elle consacrerait à Dieu et qui serait dévoué à Son obéissance et à Son adoration. (Qur. 3, 35) Dans le Coran, Anne est présentée comme une femme profondément croyante dont la stérilité est la cause d’une profonde tristesse. Le récit ajoute qu’Anne souhaitait que cet enfant soit « libre » du mal de ce monde, des passions négatives et des nécessités charnelles. Les auteurs musulmans voyaient dans ce désir un acte de foi et d’amour sublime envers Dieu.

La naissance d’une petite fille attrista Anne, qui pria Dieu de lui pardonner. En effet, les fonctions spirituelles et religieuses auxquelles Anne avait voulu consacrer son enfant pour Dieu, étaient un privilège exclusivement réservé aux hommes (Qur. 3, 36). Elle appela son enfant Marie, ce qui veut dire « dévote » et « servante de Dieu ».

Mais la tradition islamique révèle que le souhait d’Anne fut comblé car Marie grandit en piété, en spiritualité et dans la dévotion du Créateur. Selon les écrits, Marie fut mise sous la tutelle de Zacharie (Zakariya), le prophète reconnu et respecté de son temps qui était également responsable du Temple.

D’après les récits, il est fait mention à plusieurs reprises de mystérieux dons divins que Marie avait reçus. Ils la rendaient d’autant plus unique et incomparable. À ce sujet, le Coran utilise l’expression « rizq » pour faire référence à ces trésors qui entouraient Marie à tout instant, et qui causaient l’émerveillement de Zacharie : « Chaque fois que celui-ci entrait dans le sanctuaire où elle se trouvait, il trouvait près d’elle de la nourriture ».

-« Ô Marie ! D’où te vient cette nourriture ? », lui demanda-t-il.

– Elle répondit : « Cela me vient de Dieu. Dieu donne sans compter à qui Il veut ». (Qur. 3, 37).

Bien au-delà des interprétations littérales, ces « trésors » furent interprétés par certains experts sous un angle mystique et profond. En effet, Marie se trouve être « la source du savoir et de la sagesse », des dons qu’elle a reçus directement de Dieu.

Zacharie résume ainsi l’image de Marie chez les musulmans : « la jeune Marie ravivait le souvenir de Dieu, par la sagesse et par la lumière qui lui avaient été conférées, de même que par sa dévotion et son amour désintéressé ».


Lire aussi : Les origines chrétiennes de l’islam


 

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