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En Quête ou Enquête de Foi ?

Parution d'articles de presse web concernant édifices religieux, œuvres d'arts ou manifestations chrétiennes.

Les objets liturgiques : l’encensoir, pour élever la prière vers le Ciel (Aleteia)

© Bilderstoeckchen - shutterstock - Procession dans les rues de Cologne en Allemagne.

© Bilderstoeckchen - shutterstock - Procession dans les rues de Cologne en Allemagne.

ART & VOYAGES

Les objets liturgiques : l’encensoir, pour élever la prière vers le Ciel

Sophie Roubertie - Publié le 30/06/21

Signe du caractère sacré des lieux et des personnes encensées, l’encensoir, balancé, dégage une fumée odorante et représente la prière des fidèles montant vers Dieu.

On connaît l’encens comme l’un des précieux cadeaux apportés par les mages à Jésus. Bien que sa tradition soit très ancienne et antérieure au christianisme — les Romains l’utilisaient déjà pour honorer leurs dieux — son usage s’est particulièrement développé au Moyen Âge.

L’Apocalypse nous précise le sens de l’encensement pratiqué depuis des siècles :

« Un autre ange vint se placer près de l’autel ; il portait un encensoir d’or ; il lui fut donné quantité de parfums pour les offrir, avec les prières de tous les saints, sur l’autel d’or qui est devant le Trône. » (Ap 8, 3)

Son utilisation précoce dans la liturgie de l’Église est d’ailleurs confirmé par le décor des églises romanes. Sur le portail nord du prieuré de Sainte-Marie de Serrabone par exemple, un sculpteur du Xe-XIe siècle a représenté un ange en train d’encenser le Christ en majesté.

Prieure de Sainte-Marie de Serrabone. - © Manuel Cohen / Aurimages

Prieure de Sainte-Marie de Serrabone. - © Manuel Cohen / Aurimages

L’encensoir peut être utilisé à plusieurs reprises au cours de la messe. Lors de la procession d’entrée, avant la lecture de l’Évangile, durant l’offertoire et pendant la consécration. Il peut également être utilisé pour encenser les fidèles. L’encensoir est également souvent utilisé lors des cérémonies d’obsèques. Suivant le rite pratiqué, l’objet est manipulé par le prêtre ou le thuriféraire, le servant d’autel dont c’est la fonction particulière.

Encensoir dans la basilique Saint-François-de-Sales à Thonon (Haute-Savoie). - © Pascal Deloche / Godong

Encensoir dans la basilique Saint-François-de-Sales à Thonon (Haute-Savoie). - © Pascal Deloche / Godong

Comment fonctionne un encensoir ?

Composé de deux demi-sphères ou d’une cassolette munie d’un couvercle, l’ensemble est maintenu par trois chaînettes permettant de le balancer. Une quatrième retient le couvercle. Il ne comporte parfois qu’une paire de chaînes. 

Ajouré pour laisser passer la fumée parfumée, l’encensoir peut être orné de figures. Comme tous les objets liturgiques, il en existe des simples et des plus travaillés mais tous ont le même objectif, laisser monter vers le Ciel une fumée au parfum agréable. Les sens sont ainsi sollicités : l’odorat, bien sûr, mais aussi la vue par la fumée qui traverse la lumière des vitraux. Sa présence immatérielle marque indéniablement les esprits, même de ceux qui sont éloignés de la foi. 

Le botafumeiro. - © Elentir

Le botafumeiro. - © Elentir

Un des encensoirs les plus impressionnants est le Botafumeiro conservé dans la cathédrale Saint-Jacques de Compostelle en Espagne. Conçu pour parfumer la cathédrale, il est toujours utilisé lors de cérémonies liturgiques particulières. Avec ses 54 kilos et une hauteur d’un mètre soixante, huit hommes sont mobilisés pour le faire monter à plus de 20 mètres.

L’encensoir est indissociable de la navette, le petit récipient destiné à recevoir l’encens, accompagné d’une petite cuillère. L’encens est produit à partir de la résine de « l’arbre à encens » (Boswellia sacra), arbre présent uniquement dans la péninsule arabique et la corne de l’Afrique. 

L’encens, conservé dans une navette, est versé dans l’encensoir à l’aide d’une cuillère. - © Pascal Deloche / Godong

L’encens, conservé dans une navette, est versé dans l’encensoir à l’aide d’une cuillère. - © Pascal Deloche / Godong

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