Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
En Quête ou Enquête de Foi ?

Parution d'articles de presse web concernant édifices religieux, œuvres d'arts ou manifestations chrétiennes.

Le martyre de saint Jean Baptiste représenté par les plus grands artistes (Aleteia)

© Domaine public - Andrea Solari, "Salomé recevant la tête de Saint-Jean Baptiste", 1ere moitié de XVIe siècle, Kunsthistorisches Muséum, Vienne.

© Domaine public - Andrea Solari, "Salomé recevant la tête de Saint-Jean Baptiste", 1ere moitié de XVIe siècle, Kunsthistorisches Muséum, Vienne.

ART & VOYAGES

Le martyre de saint Jean Baptiste représenté par les plus grands artistes

Caroline Becker - Publié le 29/08/17

À l'occasion de la mémoire du martyre de saint Jean Baptiste, célébrée le 29 août, retour en images sur le célèbre épisode de son martyre à travers dix œuvres majeures.

Saint Jean Baptiste, cousin et précurseur du Christ, fut emprisonné par le gouverneur Hérode Antipas, car le prophète avait condamné son mariage avec Hérodiade, femme de son demi-frère Philippe. Le jour de l’anniversaire d’Hérode, Salomé, fille d’Hérodiade, danse pour lui et ses invités. Charmé, il lui promet de lui donner tout ce qu’elle désire. Ne sachant quoi réclamer, Salomé s’adresse à sa mère qui lui ordonne de demander la tête de Jean Baptiste. Ne voulant pas revenir sur son serment, Hérode accepte à contre cœur et ordonne d’exécuter le prophète.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc (6, 17 – 28) :

Car c’était lui, Hérode, qui avait donné l’ordre d’arrêter Jean et de l’enchaîner dans la prison, à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe, que lui-même avait prise pour épouse.
En effet, Jean lui disait : « Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère. »
Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mourir. Mais elle n’y arrivait pas
parce que Hérode avait peur de Jean : il savait que c’était un homme juste et saint, et il le protégeait ; quand il l’avait entendu, il était très embarrassé ; cependant il l’écoutait avec plaisir.
Or, une occasion favorable se présenta quand, le jour de son anniversaire, Hérode fit un dîner pour ses dignitaires, pour les chefs de l’armée et pour les notables de la Galilée.
La fille d’Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille : « Demande-moi ce que tu veux, et je te le donnerai. »
Et il lui fit ce serment : « Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c’est la moitié de mon royaume. »
Elle sortit alors pour dire à sa mère : « Qu’est-ce que je vais demander ? » Hérodiade répondit : « La tête de Jean, celui qui baptise. »
Aussitôt la jeune fille s’empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande : « Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste. »
Le roi fut vivement contrarié ; mais à cause du serment et des convives, il ne voulut pas lui opposer un refus.
Aussitôt il envoya un garde avec l’ordre d’apporter la tête de Jean. Le garde s’en alla décapiter Jean dans la prison.
Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère.

© Domaine Public

© Domaine Public

Filippo Lippi, "Banquet d'Hérode", entre 1452 et 1465, cathédrale de Prato

Cette fresque, réalisée dans la cathédrale du Prato fait partie des chefs-d'oeuvres de Lippi. Au banquet d'Hérode, Salomé en robe blanche, envoûte les convives. L'oeuvre combine plusieurs épisodes : alors qu'au centre, la scène se concentre sur la danse de Salomé, à gauche on la voit réceptionnant la tête de Jean-Baptiste dans un plateau, tandis qu'à droite, elle tend son plat à Hérodiade, sa mère.

© José Luiz Bernardes Ribeiro CC

© José Luiz Bernardes Ribeiro CC

Paul Delaroche, "Hérodiade", 1843, Musée Wallraf-Richartz, Cologne

Dans cette œuvre, Paul Delaroche se concentre sur la figure d'Hérodiade, principale coupable de la mort de Jean-Baptiste. Son visage froid reflète sa cruauté. Richement vêtue, elle porte dans ses mains le plateau où figure la tête de Jean-Baptiste. Derrière elle, une servante semble jeter un regard désapprobateur sur cette exécution.

© Comité Pierre Puvis Chavannes

© Comité Pierre Puvis Chavannes

Pierre Puvis Chavannes, "La décollation de saint Jean-Baptiste", 1869, Barber Institute of Fine Arts, Birmingham

Puvis de Chavanne fait le choix de se concentrer sur la figure de Jean Baptiste avant son exécution. Seul au centre d'une cour, dans une attitude sereine, le saint, à genoux, écarte les bras, acceptant son sort. À gauche, le bourreau lève la main, munie de son glaive et s'apprête à lui couper la tête. Une auréole entoure la tête de Jean-Baptiste, signe de sa sainteté. À droite, Salomé, placée dans l'obscurité, attend avec son plat à la main.

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article