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En Quête ou Enquête de Foi ?

Parution d'articles de presse web concernant édifices religieux, œuvres d'arts ou manifestations chrétiennes.

En septembre, dix façons d’alléger ses peines grâce à Notre-Dame des Douleurs (Aleteia)

Lawrence OP CC BY-NC 2.0

Lawrence OP CC BY-NC 2.0

SPIRITUALITÉ

En septembre, dix façons d’alléger ses peines grâce à Notre-Dame des Douleurs

 

Annabelle Moseley - Publié le 14/09/20 - Mis à jour le 14/09/21

Dans les moments difficiles, s'en remettre à la dévotion de la Sainte Vierge peut être d'un grand secours. Elle-même a traversé de nombreuses épreuves douloureuses avec grâce.

Traditionnellement, le mois de septembre est consacré à Notre-Dame des Douleurs. Cette année, dans ce contexte de pandémie qui vient perturber les vies personnelles et professionnelles de chacun, puiser de la force dans cette dévotion semble particulièrement à propos. En cette période difficile, la Vierge apporte la meilleure consolation possible. 

  • Tournez vos yeux incessamment vers la Vierge Marie, elle qui est Mère de douleurs mais aussi Mère de consolation.

Entre le mois d’août, marqué par la dévotion au Cœur Immaculé et le mois d’octobre, consacré à Notre-Dame du Rosaire, septembre est le moment idéal pour renforcer sa relation à Marie. Et communier à ses douleurs est un bon moyen pour y parvenir. 

 

« Tournez vos yeux incessamment vers la Vierge Marie, elle qui est Mère de douleurs mais aussi Mère de consolation. Elle peut vous comprendre pleinement et vous aider. En regardant vers elle, en la priant, votre torpeur deviendra sérénité, votre angoisse se transformera en espérance, votre deuil en amour », disait saint Jean Paul II.

En ce mois de septembre, il est recommandé d’unir ses peines à celles de Marie. Aussi étonnant que cela puisse paraître, cela peut remplir le cœur de joie. Voici dix façons de le faire : 

1 - DONNER DU SENS À SA SOUFFRANCE

Prenez les souffrances que vous endurez et offrez-les pour la réparation du Cœur Immaculé de Marie. Faire quelque chose de sa peine permet de ne pas conserver un cœur tiède, mais au contraire de se laisser enflammer par la dévotion et l’amour, en contemplant les douleurs de Marie et en offrant des sacrifices et des actes de réparation tels que la dévotion du premier samedi du mois. Donner du sens à sa souffrance à travers ces actes est une démarche qui guérit à la fois l’esprit et le cœur. 

2 - CULTIVER LA JOIE

En ce mois des douleurs de Marie, essayez de moins vous attarder sur vos problèmes mais au contraire de cultiver la joie en pensant à la merveilleuse bienheureuse mère que nous avons au ciel. Vous n’avez pas le moral ? Dites tout de suite un Je vous salue Marie. Vous pouvez aussi noter vos peines dans un carnet et écrire une prière pour demander à la Vierge de vous aider à les soulager. 

3 - SOULAGER LA PEINE DE QUELQU’UN D’AUTRE

Aidez quelqu’un d’autre à porter sa croix un moment, à l’image de Simon de Cyrène. Il existe de nombreuses manières de le faire : en envoyant une carte, en prêtant une oreille attentive à quelqu’un qui a besoin de confier un souci, une souffrance, un deuil ; en dégageant du temps et en tenant compagnie à une personne qui se sent seule. On peut aussi envoyer un bouquet à une personne qui traverse une période difficile, avec des roses ou des lis pour rappeler la Vierge ! Cuisiner un bon plat pour quelqu’un qui souffre est une autre manière d’apporter du réconfort et de rendre service. 

4 -PRIER LE CHAPELET OU LA DÉVOTION DES SEPT DOULEURS

La dévotion des sept douleurs consiste à dire sept Je vous salue Marie, en méditant à chaque fois sur l’une des douleurs de la Vierge, à savoir : 

La prophétie de Siméon

La fuite en Égypte

La disparition de l’enfant Jésus au temple pendant trois jours

La rencontre entre Jésus et Marie sur le chemin de croix

La crucifixion et la mort de Jésus

La descente du corps de Jésus de la croix et la remise à sa Mère

La mise au tombeau

Le chapelet des sept douleurs, quant à lui, consiste à méditer chaque douleur comme on le ferait pour un mystère, en disant sept Je vous salue Marie au lieu de dix. Commencer à chaque fois par un Notre Père.  

5 - PRIER LE ROSAIRE, PARTICULIÈREMENT LES MYSTÈRES DOULOUREUX

Alors que vous contemplez l’agonie de Jésus, la flagellation, le couronnement d’épines, le portement de la croix et la crucifixion, imaginez-vous marchant aux côtés de Marie, lui offrant votre présence aimante et votre soutien, refusant de la quitter alors qu’elle assiste aux souffrances de son Fils bien-aimé. 

6 - FAIRE UN DON, MÊME MODESTE

Donnez ce que vous pouvez à une association qui en a besoin. 

7 - PRIER EN COMMUNION AVEC QUELQU'UN

Priez quotidiennement pour une personne qui en a besoin, et dites-lui que vous vous associez à elle dans la prière afin qu’elle se sente moins seule. Ce mois-ci, vous pouvez dire cette prière écrite pour la fête de Notre-Dame des Douleurs le 15 septembre : 

Ô Dieu, dont la Passion perça d’un glaive de douleur la si précieuse âme de la glorieuse Vierge Marie, comme l’avait prédit Siméon, permets que nous qui commémorons pieusement ses douleurs, recevions les grâces issues de Ta Passion. Toi qui vis et règnes dans l’unité du Saint-Esprit pour les siècles des siècles, Amen. 

8 - CRÉER UN PETIT AUTEL À NOTRE-DAME DES DOULEURS DANS SON COIN PRIÈRE

Choisissez une carte, une statue ou une œuvre d’art représentant la Vierge et accompagnez-la d’un bouquet de fleurs que vous entretiendrez tous les jours en signe de tendresse. Vous pouvez aussi agrémenter le coin de bougies à allumer pendant le temps de prière. Enfin, mettez une petite boîte et demandez à chaque membre de la famille d’écrire un acte de charité ou de miséricorde qu’il/elle s’engagera à effectuer au cours du mois de septembre pour la consolation des douleurs de la Vierge. Cela peut aussi être une intention pour laquelle ils souhaitent prier. Demandez à la Vierge de vous faire la grâce d’un peu de sa foi et de son courage ! Cette petite boîte est une bonne idée de projet à faire avec les enfants. 

9 - CONTEMPLER UNE REPRÉSENTATION DE NOTRE-DAME DES DOULEURS

Admirez sa beauté poignante et nourrissez-en votre prière. Prêtez une attention particulière aux larmes qui coulent sur ses joues. Elles ressemblent à des perles et nous rappellent que, de même que les huîtres transforment le sable en perles, nos peines peuvent être transformées par l’intermédiaire de  Jésus et de Marie. 

10 - ÉCOUTER DES CHANTS À LA VIERGE

Écouter un Ave Maria ou tout autre chant consacré à la Vierge est une autre façon d’entrer en communion avec elle et de nous confier plus spécialement à son intercession pendant ce mois de septembre. 

 

En images : quelles sont les sept douleurs de la Vierge Marie ?

© Wikimedia

© Wikimedia

1. La prophétie du saint Siméon

« Je compatis, ô Mère affligée, à la douleur que vous causa le premier glaive qui vous a transpercée, quand Siméon, dans le temple, vous représenta les tourments que les hommes devaient faire endurer à votre bien-aimé Jésus (et que vous connaissiez déjà par les divines Écritures), jusqu'à le faire mourir sous vos yeux, suspendu à un bois infâme, épuisé de sang et abandonné de tout le monde, sans pouvoir recevoir de vous ni défense ni secours. Je vous prie donc, ma Reine, par ce souvenir amer qui affligea votre cœur pendant tant d'années, de m'obtenir la grâce de conserver toujours, à la vie à la mort, gravées dans mon cœur, la Passion de Jésus-Christ et vos Douleurs. Ainsi soit-il. »

© Adam Elsheimer (1578–1610)

© Adam Elsheimer (1578–1610)

2. La fuite en Égypte

« Je compatis, ô Mère affligée, à la douleur que vous causa le second glaive qui vous a transpercée lorsque vous avez vu votre Fils innocent, à peine né, persécuté à mort par ces mêmes hommes pour lesquels il était venu dans le monde ; de sorte que vous avez été obligée de fuir en Égypte pendant la nuit et secrètement à l'insu du monde. Par tant de peines que vous, Vierge délicate, avez endurées, conjointement avec votre petit enfant exilé, dans ce long et pénible voyage, par des chemins déserts et difficiles, et dans votre séjour en Égypte, où étant inconnus et étrangers, vous avez vécu durant toutes ces années dans la pauvreté et le mépris, je vous prie ma bien-aimée Souveraine, de m'obtenir la grâce de souffrir avec patience dans votre compagnie, jusqu'à la mort, toutes les peines de cette misérable vie, afin que je puisse, dans l'autre, échapper aux peines éternelles de l'enfer que j'ai bien méritées. Ainsi soit-il. »

© William Holman Hunt (1827–1910

© William Holman Hunt (1827–1910

3. La disparition de Jésus au Temple pendant trois jours

« Je compatis, ma Mère affligée, à la douleur que vous causa le troisième glaive qui vous perça le cœur, quand vous avez perdu votre cher Fils Jésus, qui resta trois jours à Jérusalem, éloigné de vous. Ne voyant plus alors votre amour auprès de vous, et ignorant la cause de son éloignement, je pense, mon aimable Reine, que vous n'eûtes aucun repos pendant ces nuits, mais que vous ne fîtes que soupirer après celui qui était tout votre bien : je vous prie donc, par les soupirs que vous avez poussés durant cette trois jours, bien longs et bien douloureux pour vous, de m'obtenir la grâce de ne jamais perdre mon Dieu, afin que je vive toujours uni à lui et que je meure dans ses embrassements.               Ainsi soit-il.»

© Renata Sedmakova | Shutterstock

© Renata Sedmakova | Shutterstock

4. La rencontre de Jésus portant sa croix avec Marie

« Je compatis, ma Mère affligée, à la douleur que vous causa le quatrième glaive qui vous perça le cœur, lorsque vous avez vu votre Jésus condamné à mort, chargé de liens et de chaînes, couvert de sang et de plaies, couronné d'un faisceau d'épines, tombant en chemin sous sa pesante Croix, qu'il portait sur ses épaules ensanglantées, allant comme un agneau innocent mourir pour notre amour. Vos yeux se rencontrèrent alors avec les siens, et vos regards mutuels devinrent autant de traits dont vous blessâtes réciproquement vos cœurs amoureux. Je vous prie donc par cette grande Douleur, de m'obtenir la grâce de vivre entièrement résigné à la volonté de mon Dieu, portant ma croix avec joie dans la compagnie de Jésus jusqu'au dernier soupir de ma vie. Ainsi soit-il. »

© Public Domain

© Public Domain

5. Marie contemplant la souffrance et la mort de Jésus

« Je compatis, ma Mère affligée, à la douleur que vous causa le cinquième glaive qui vous perça le cœur, lorsque, présente sur le mont Calvaire, vous avez vu de vos propres yeux, mourir peu à peu, au milieu de tant de tourments et de mépris, sur le lit douloureux de la Croix, votre bien-aimé Jésus, sans pouvoir même lui donner le moindre des soulagements qu'au moment de la mort on accorde aux plus scélérats. Et je vous prie, par l'agonie que vous, tendre Mère, avez soufferte avec votre Fils agonisant, et par la tendresse que vous avez éprouvée lorsque, pour la dernière fois, il vous parla du haut de la Croix, et que se séparant de vous, il nous donna tous à Vous pour fils dans la personne de Jean ; par la constance avec laquelle vous l'avez vu baisser la tête et expirer, je vous prie de m'obtenir de votre amour crucifié la grâce de vivre et de mourir crucifié à toutes les choses de ce monde, pour ne vivre toute ma vie que pour Dieu, et ainsi aller un jour jouir de lui face-à-face en paradis. Ainsi soit-il. »

© Rogier van der Weyden (1399/1400–1464)

© Rogier van der Weyden (1399/1400–1464)

6. La descente du corps de Jésus de la croix

« Je compatis, ma Mère affligée, à la douleur que vous causa le sixième glaive qui vous perça le cœur lorsque que vous vîtes percer d'outre en outre le doux Cœur de votre Fils déjà mort, et mort pour ces ingrats qui, même après l'avoir fait mourir, n'était pas encore rassasiés de le tourmenter. Je vous prie donc par cette cruelle douleur que vous avez endurée toute seule, de m'obtenir la grâce d'habiter dans le Cœur de Jésus blessé et ouvert pour moi ; dans ce cœur, dis-je, qui est la belle demeure d'Amour, où reposent toutes les âmes qui aiment Dieu et que là, passant moi-même ma vie, je ne pense qu'à Dieu et n'aime que lui. Très Sainte Vierge, vous pouvez le faire, je l'espère de vous. Ainsi soit-il. »

© Renata Sedmakova | Shutterstock

© Renata Sedmakova | Shutterstock

7. La mise au tombeau de Jésus

« Je compatis, ma Mère affligée, à la douleur que vous causa le septième glaive qui vous perça le cœur, lorsque vous vîtes entre vos bras votre Fils mort, non plus dans l'éclat de sa beauté, comme vous l'aviez autrefois reçu dans l'étable de Bethléem, mais ensanglanté, livide et tout déchiré des blessures qui avaient mis ses os à découvert ; vous écriant alors : mon Fils, mon Fils, en quel état l'amour t'a réduit ! Et lorsqu'on le porta au sépulcre, vous avez voulu encore l’accompagner, et l'y arranger de vos propres mains, jusqu'à ce qu'enfin, lui disant le dernier adieu, vous y laissâtes votre cœur brûlant d'amour enseveli avec votre Fils. Par tant de martyrs qu'a souffert votre belle âme, obtenez-moi, ô Mère du bel amour ! Le pardon des offenses que j'ai commises contre mon Dieu bien-aimé ; je m'en repens de tout mon cœur. Défendez-moi dans les tentations ; assistez-moi à l'heure de ma mort, afin que sauvé par les mêmes mérites de Jésus et les vôtres, je parvienne un jour avec votre assistance, après ce malheureux exil, à chanter dans le paradis les louanges de Jésus et les vôtres, pendant toute l'éternité. Ainsi soit-il. »

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