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En Quête ou Enquête de Foi ?

Journée mondiale du coeur

journée mondiale du coeur

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JOURNÉE MONDIALE DU CŒUR 2021

CHAQUE ANNÉE, LA JOURNÉE MONDIALE DU CŒUR A LIEU LE 29 SEPTEMBRE.

Chaque année, la Journée mondiale du cœur - on parle aussi de « World Heart Day » dans la langue de Shakespeare - a lieu le 29 septembre. Cette journée du calendrier vise à sensibiliser le grand public à certaines maladies dont les pathologies du cœur. C’est pourquoi cette date du 29 septembre revêt une signification particulière à La Chaîne de l’Espoir.

Il s'agit là bien entendu de l'organe vitale car quand il cesse de battre l'on meurt !

Mais pour l'autre cœur celui qui est en liaison avec l'âme, pourquoi ne pas créer :

 

 La journée mondiale de l'Amour

Journée mondiale du coeur

by Luisa Basnuevo

A étudié à Yale University

Today: World Heart Day!😍

”This manuscript contains the tract Le Mortifiement de Vaine Plaisance by King René of Anjou. This allegorical poem, composed in 1455, invites people to live a holy life by means of a dialogue between soul and heart about abstinence from unsatisfying earthly things. It is decorated with eight full-page miniatures made by Jean Colombe in about 1470.” (fmb)
Cologny, Fondation Martin Bodmer, Cod. Bodmer 144

Traduction :

 

Aujourd'hui : Journée mondiale du cœur ! 😍
′′ Ce manuscrit contient le tract Le Mortifiement de Vaine Plaisance par le roi René d'Anjou. Ce poème allégorique, composé en 1455, invite les gens à vivre une vie sainte au moyen d'un dialogue entre l'âme et le cœur sur l'abstinence des choses terrestres insatisfaisantes. Il est décoré de huit miniatures complètes fabriquées par Jean Colombe en environ 1470." (fmb)
Cologny, Fondation Martin Bodmer, Cod. Bodmer 144

Le Mortifiement de vaine plaisance, « la Mise à mort du vain plaisir », est un traité de dévotion composé par René d’Anjou en 1455. L’auteur écrit pour les simples gens lais, « les simple laïcs », sans rechercher une expression savante ou citer des autorités ardues. Sous la forme d’une fiction allégorique originale, il raconte comment l’Ame pieuse se plaint de manière émouvante à deux allégories personnifiées, Crainte de Dieu et Parfaite Contrition, du plaisir illusoire qui la tourmente sans cesse. Le martyre subi par le cœur est décrit avec âpreté et les images sont crues. Elles reflètent les mentalités de la fin du Moyen Age, la dévotion à la Croix et la hantise de la mort. L’œuvre est imprégnée de spiritualité franciscaine et des écrits de Jean Gerson. Les allégories sont mises en scène de manière théâtrale et les dialogues sont émaillés d’images suggestives destinées à convaincre, comme dans les sermons des prédicateurs de l’époque. Trois paraboles, qui développent des sujets empruntés à la vie quotidienne, sont contées avec une verve destinée à emporter l’adhésion. Comme dans les autres écrits de René d’Anjou, le texte est indissociable de son illustration, qui fixe dans les esprits les scènes les plus émouvantes du drame qui est relaté. Le texte édité est accompagné d’une traduction en français moderne. Il est assorti de variantes, de notes et d’un glossaire. La reproduction en couleur de seize miniatures complète l’ouvrage.

En 1455, René d’Anjou écrit ce texte de dévotion, deux ans avant son Livre du cœur d’amour épris. Il s’agit d’une réflexion existentielle, et plus précisément d’un ouvrage de spiritualité ascétique, dans l’esprit franciscain de Bernardin de Sienne que René connaît bien : dans le sillage de la devotio moderna, il invite à une méditation et une imitation de la Passion du Christ. L’Ame après s’être plaint de son cœur et abandonnée à la lamentation, non sans quelques traits satiriques au passage, voit surgir Crainte de Dieu et Contrition qui vont l’exhorter à se ressaisir et à leur confier son cœur. Elles vont à leur tour remettre ce cœur à Foi, Espérance, Charité et Grâce de Dieu qui vont le crucifier afin de le purifier, avant de le restituer à l’Ame pour un nouveau départ spirituel. Combinant narration et mise en scène théâtrale grâce à la figure de l’Acteur qui est à la fois narrateur et spectateur, ce texte s’appuie aussi sur le modèle du sermon, en mobilisant anecdotes, exempla et paraboles pour mieux convaincre et stimuler la mémoire, et encourager la prise de conscience de l’urgence à se purifier pour assurer son salut.

 

L’introduction propose un résumé détaillé et une mise en perspective dans le contexte littéraire et spirituel du XVe siècle, ainsi qu’une présentation de la tradition manuscrite et des illustrations (sept des onze manuscrits illustrent les mêmes passages) et des observations sur la langue. La traduction se lit agréablement et propose une prose toujours fluide et élégante, ce qui garantit une lecture confortable et indépendante de l’original. G.R. a choisi pour les quelques passages en vers une traduction en prose mais dans une disposition juxtalinéaire qui les met en exergue. Sa tendance à une syntaxe ample y est perceptible en comparaison des propositions d’I. Fabre, plus ramassées et respectueuses du segment du vers sur ces passages en décasyllabes, comme on peut le voir sur un petit échantillon :

5Pense à ton état sans davantage perdre de temps,
Ne laisse plus errer ta pensée, fais ce que tu as à faire, il en est temps.
Ne t’en remets à personne qui vive,
Car nul ne rendra des comptes à ta place ;
Le moment venu, tu seras convoquée seule
Et subitement. Aussi sois remplie de crainte,
Car quand par la mort tu seras séparée de ton corps,
Le diable, alors, t’accusera assurément
De tes péchés et requérira (sic : il faudrait « requerra »)
Contre toi avec véhémence et autant qu’il le pourra
Pour te conduire avec les damnés
Dans l’abîme de l’enfer, où il te fera
Subir un horrible tourment qui n’aura,
Hélas, jamais de fin. (…) G.R. p. 15

6Pense à ton sort sans plus tergiverser,
Ne rêve plus ; agis : il est grand temps !
N’attends plus de secours d’aucune créature,
Car nulle autre pour toi ne viendra plus plaider.
Seule, le moment venu, tu seras convoquée
Sans préavis : tremble donc de frayeur,
Car lorsque par la mort tu quitteras ton corps,
Le diable ne manquera pas alors de t’accuser,
Arguant de tes péchés, et ne cessera pas ses attaques
Contre toi en s’acharnant cruellement,
Afin de t’emmener avec les réprouvés
Dans le gouffre de l’enfer, où il te soumettra
A un horrible tourment qui jamais
N’aura de fin. (…) I.F. p. 206-207

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