Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
En Quête ou Enquête de Foi ?

Parution d'articles de presse web concernant édifices religieux, œuvres d'arts ou manifestations chrétiennes.

Visite au musée J.Paul Getty

Bénédictionnel

Bénédictionnel

Bénédictionnel

 

Cette bénédiction ottonienne, contenant les bénédictions récitées par un évêque à la messe, provenait de Ratisbonne, la capitale médiévale de la Bavière. Lors d'un voyage de retour dans sa Bavière natale, l'évêque Engilmar de Parenzo (Porec moderne dans le nord-ouest de la Slovénie) a séjourné à Saint Emmeram, le monastère le plus important de Ratisbonne médiévale.

La comparaison stylistique avec d'autres manuscrits indique que l'évêque s'est probablement tourné vers le monastère de Saint Emmeram pour la production de ce livre, qui le montre célébrant la messe sur sa page d'ouverture originale. Huit miniatures pleine page, quatre pages de texte écrites à l'encre d'or et de nombreuses initiales décorées ornent luxueusement le manuscrit. Les couleurs vives des miniatures, les fonds d'or somptueux et les compositions monumentales ont permis à l'enlumineur de présenter les récits du Nouveau Testament dans un style majestueux et cérémoniel.

 

Artiste/Fabricant : Inconnue

Culture: Ottonien

Lieu: Ratisbonne, Bavière, Allemagne (Lieu créé)
Date: Environ 1030-1040
Moyen: Tempera, feuille d'or et encre
Numéro d'objet : Mme Ludwig VII 1 (83.MI.90)
Dimensions: Feuille : 23,2 × 16 cm (9 1/8 × 6 5/16 po.)
Mgr Engilmar célébrant la messe

Mgr Engilmar célébrant la messe

Mgr Engilmar célébrant la messe

Un évêque bénit un assortiment de laïcs à la messe dans ce qui était à l'origine la première page de cette bénédiction ottonienne faite au monastère de Saint Emmeram. Une inscription sur le fond d'or au-dessus de la tête de l'évêque l'identifie comme Engilmarus ep[iscopu]s(Mgr Engilmar). Engilmar se tient à droite devant un autel avec un calice dessus et un sacramentaire visible juste au-delà. À gauche, un diacre tient une bénédiction, contenant les bénédictions spécifiques prononcées par un évêque lors de la célébration de la messe. Leurs tonsures, le cercle rasé caractéristique sur leur tête, identifient les personnages exécutant les rituels liturgiques en tant que moines. La scène se déroule dans un espace architectural qui se veut symbolique plutôt que réaliste. Les murs fortement inclinés, par exemple, semblent indiquer que les personnages sont situés à l'arrière de l'église, là où se trouverait l'autel, mais en même temps les créneaux qui surmontent les murs semblent suggérer une vue extérieure. Ce type de traitement abstrait se retrouve également dans les motifs réguliers du drapé,

 

La Nativité et l'Annonciation aux bergers

La Nativité et l'Annonciation aux bergers

La Nativité et l'Annonciation aux bergers

L'Adoration des Mages

L'Adoration des Mages

L'Adoration des Mages

L'Adoration des Mages de cette bénédiction de Ratisbonne introduit la fête de l'Epiphanie le 6 janvier. Cette fête commémore la visite des trois mages d'Orient au nouveau-né Jésus. D'un côté, les trois mages se tiennent contre un fond d'or, offrant leurs cadeaux dans des récipients qui auraient pu être destinés à faire allusion à la future consécration du vin et du pain dans l'Eucharistie. Au-dessus de leurs têtes plane l'étoile qui les a guidés vers Jésus, dessinée en rouge sur fond d'or. De l'autre côté de la colonne centrale, une grande et monumentale Vierge assise sur un trône accueille les visiteurs par un geste de bénédiction tout en tenant Jésus sur ses genoux. Il a l'air plus adulte qu'enfantin car il fait aussi le signe de la bénédiction. En utilisant une palette restreinte de bleu, de rose, de vert et d'or bruni, l'artiste a imprégné cette scène d'une harmonie calme, complétant la monumentalité de la composition équilibrée. A travers tous ces choix, l'artiste exprime la majesté des figures sacrées. L'innovation ottonienne consistant à représenter les sages comme des rois est rapidement devenue la représentation courante.

La Présentation au Temple

La Présentation au Temple

La Présentation au Temple

 

La miniature de la Présentation au Temple dans cette bénédiction ottonienne précède le texte de la fête de la Purification de la Vierge. Dans l'art médiéval, la Purification, lorsque la Vierge célébrait sa purification rituelle après l'accouchement en offrant un sacrifice, était souvent confondue avec la Présentation, car les deux événements se seraient produits à peu près au même moment.

Dans la miniature, une série de grandes arches encadre les figures de Joseph portant les colombes pour le sacrifice à gauche, la Vierge tenant Jésus âgé d'un mois mais au corps adulte au centre et le prêtre Siméon à droite. L'architecture situe la scène dans le Temple de Jérusalem, mais l'autel et le calice font référence au sacrement chrétien de l'Eucharistie. Le placement de Jésus au-dessus de l'autel fait davantage allusion à l'Eucharistie parce que pendant ce rite, le corps et le sang de Jésus sont compris comme étant présents dans le pain et le vin qui sont consacrés sur l'autel.

Les personnages sont solidement placés et corsés. Conformément à la fonction cérémonielle des bénédictions, le motif abstrait de rayures sur leurs vêtements établit un rythme majestueux dans l'image.

 

L'entrée à Jérusalem

L'entrée à Jérusalem

L'entrée à Jérusalem

 

Accompagné de ses apôtres et salué par un homme perché sur les branches d'un arbre au bord de la route, Jésus entre dans la ville de Jérusalem sur un âne, événement commémoré le dimanche des Rameaux. Cette représentation rappelle l' Adventus de l'empereur romain , ou l'entrée cérémonielle dans une ville, qui pouvait inclure des citoyens jetant leurs manteaux sur le sol devant lui. Jean l'Évangéliste a interprété l'événement comme la réalisation de l'affirmation du prophète Zacharie de l'Ancien Testament : "Voici, votre roi vient, assis sur le poulain d'un âne." Le placement des personnages sur un solide champ d'or, apparemment flottant au-dessus de la ligne du sol, crée un sentiment d'un autre monde et souligne la nature sacrée de l'événement.

Le dernier souper

Le dernier souper

Le dernier souper

(La Cène)

Dans cette représentation de la Dernière Cène, chaque élément du repas sur la table a une signification particulière. Le poisson est un symbole commun du Christ, le pain et le vin sont associés à l'Eucharistie et le bretzel est un symbole de la vie éternelle car sa forme a été conçue à l'origine pour rappeler les bras d'un enfant croisés en prière. La miniature accompagne les bénédictions à dire pour le Jeudi Saint, qui commémore le dernier repas du Christ avec ses disciples. Lors de ce repas, le Christ a anticipé sa trahison par l'un parmi le groupe. L'artiste inconnu a clairement identifié Judas comme le traître en le plaçant seul et sans auréole d'un côté de la table, en peignant son manteau d'un orange distinctif et en plaçant un démon en forme d'oiseau près de sa bouche.

Les femmes au tombeau

Les femmes au tombeau

Les femmes au tombeau

L'Ascension

L'Ascension

L'Ascension

Dans cette image introduisant la fête de l'Ascension, le Christ s'élève sans effort dans une mandorle soutenue par des anges, tandis qu'en bas la Vierge Marie et les apôtres regardent avec admiration. Caractéristique de l'enluminure ottonienne, les personnages de l'image ressemblent aux acteurs d'un drame religieux. Les apôtres sont disposés en deux groupes simples à gauche et à droite, différenciés uniquement par les couleurs de leurs robes et auréoles. La Vierge Marie et Saint Pierre se tiennent au centre de la scène, avec de longs doigts atténués qui attirent l'attention sur la figure du Christ au-dessus. L'arrière-plan de cet événement capital est une simple toile de fond d'or scintillant, ajoutant au sentiment de sainteté.

Pentecôte

Pentecôte

Pentecôte

Dans la bénédiction de Ratisbonne, une miniature représentant la Pentecôte apparaît avant le texte des bénédictions pour cette fête. Des cercles concentriques de l'arc du ciel, des flammes d'épais rayons dorés et de fines lignes rouges coulent vers les douze apôtres rassemblés en dessous. Comme le décrivent les textes de l'Évangile, le Saint-Esprit descend sous forme de langues de feu sur la tête des apôtres.

Dans cette représentation, l'enlumineur a soigneusement différencié les deux apôtres les plus importants, les plaçant bien en vue au centre de la rangée supérieure. Peter, juste à gauche du centre, est chauve, aux cheveux gris et porte une courte barbe, tandis que Paul, au centre droit, a une racine des cheveux dégarnie et une barbe plus longue et foncée. Sur la rangée du bas, l'enlumineur a organisé les figures de manière symétrique, alternant les couleurs et les poses pour maintenir l'équilibre pictural.

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article