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En Quête ou Enquête de Foi ?

Parution d'articles de presse web concernant édifices religieux, œuvres d'arts ou manifestations chrétiennes.

Sept prières d’abandon des grands saints

Shutterstock | Bricolage

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SPIRITUALITÉ

Sept prières d’abandon des grands saints

Mathilde de Robien - publié le 30/03/22

Les saints nous précèdent sur le chemin de la confiance en Dieu. A travers leurs prières, ils nous ouvrent la voie pour s’abandonner entre les mains du Seigneur.

« Ne vous souciez pas, pour votre vie, de ce que vous mangerez, ni, pour votre corps, de quoi vous le vêtirez. La vie ne vaut elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que les vêtements ? Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils n’amassent pas dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Vous-mêmes, ne valez vous pas beaucoup plus qu’eux ? Qui d’entre vous, en se faisant du souci, peut ajouter une coudée à la longueur de sa vie ? » (Mt 6, 25-27) demande Jésus. Et saint Paul résume dans sa lettre aux Philippiens : « Ne soyez inquiets de rien » (Ph 4, 6).

Une exhortation à s’abandonner à la Providence, à faire confiance au Seigneur, qui n’est pas évidente à mettre en pratique selon les circonstances et les aléas de la vie. De grands saints s’y sont efforcés, et ont laissé de belles prières pour marcher à leur suite et s’en remettre à la volonté du Seigneur.

Antoine Lorgnier / AFP

Antoine Lorgnier / AFP

1. PRIÈRE DU BIENHEUREUX CHARLES DE FOUCAULD

Prière d’abandon peut-être la plus connue, ce texte n’a pas été écrit tel quel par Charles de Foucauld. Il a été tiré d’une méditation plus fournie, écrite en 1896, dans laquelle le futur saint cherchait à rejoindre la prière de Jésus sur la croix. Il s’agit d’une méditation de la dernière prière de Jésus à son Père : « Mon Père je remets mon âme entre tes mains ».

« Mon Père,
Je m’abandonne à toi,
fais de moi ce qu’il te plaira.
Quoi que tu fasses de moi,
je te remercie.
Je suis prêt à tout, j’accepte tout.
Pourvu que ta volonté
se fasse en moi, en toutes tes créatures,
je ne désire rien d’autre, mon Dieu.
Je remets mon âme entre tes mains.
Je te la donne, mon Dieu,
avec tout l’amour de mon cœur,
parce que je t’aime,
et que ce m’est un besoin d’amour
de me donner,
de me remettre entre tes mains, sans mesure,
avec une infinie confiance,
car tu es mon Père. »

Domaine public

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2. PRIÈRE DE SAINT IGNACE DE LOYOLA

 

Cette prière d’offrande à Dieu est aussi appelée le « Suscipe » (« Reçois », en latin). Saint Ignace de Loyola invite à se remettre entre les mains de Dieu pour se délivrer du repliement sur soi et accueillir la force de l’Esprit Saint.

« Prends Seigneur, et reçois toute ma liberté, ma mémoire, mon intelligence et toute ma volonté. Tout ce que j’ai et tout ce que je possède. C’est toi qui m’as tout donné, à toi, Seigneur, je le rends. Tout est à toi, disposes-en selon ton entière volonté. Donne-moi seulement de t’aimer et donne-moi ta grâce, elle seule me suffit. »

Domaine public

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3. PRIÈRE DE SAINTE THÉRÈSE DE L’ENFANT JÉSUS

 

Sainte Thérèse de Lisieux a laissé 21 prières, en dehors de celles qui jalonnent ses manuscrits autobiographiques. Il s’agit de prières spontanées, qui brûlent de cet amour passionné qu’elle avait pour Dieu.

« O Petit Enfant ! mon unique Trésor, je m’abandonne à tes Divins Caprices, je ne veux pas d’autre joie que celle de te faire sourire. Imprime en moi tes grâces et tes vertus enfantines, afin qu’au jour de ma naissance au Ciel, les anges et les saints reconnaissent en ta petite épouse Thérèse de l’Enfant Jésus. »

Domaine public

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4. PRIÈRE DE SAINTE THÉRÈSE D’AVILA

Benoît XVI, à l’occasion d’un cycle de catéchèses sur les docteurs de l’Eglise, avait cité cette courte prière à l’audience du 2 février 2011. Une prière qu’il qualifiait de « poésie », contenant en elle-même les deux principes fondamentaux de la doctrine thérésienne : « D’un côté, « le fait que tout ce qui appartient au monde ici-bas passe » et de l’autre, que seul Dieu est « pour toujours, toujours, toujours » ». Deux intuitions qui l’on retrouve dans cette prière:

« Que rien ne te trouble,
que rien ne t’effraie ;
tout passe.
Dieu ne change pas :
la patience obtient tout ;
celui qui possède Dieu
ne manque de rien
Dieu seul suffit !
 »

4. PRIÈRE DE SAINTE THÉRÈSE D’AVILA

Manfredo Ferrari | CC BY-SA 4.0

Manfredo Ferrari | CC BY-SA 4.0

5. PRIÈRE DE SAINTE TERESA DE CALCUTTA

 

« Prier ce n’est pas demander. Prier, c’est se mettre entre les mains de Dieu, se mettre à sa disposition, et écouter sa voix au fond de son cœur », disait Mère Teresa. A travers ses mots, elle invite à surmonter les épreuves à la lumière de la joie de la résurrection du Christ.

« Seigneur crucifié et ressuscité, apprends-nous à affronter les luttes de la vie quotidienne, afin que nous vivions dans une plus grande plénitude. Tu as humblement et patiemment accueilli les échecs de la vie humaine, comme les souffrances de ta crucifixion. Alors les peines et les luttes que nous apporte chaque journée, aide-nous à les vivre comme des occasions de grandir et de mieux te ressembler.

Rends-nous capables de les affronter patiemment et bravement, pleins de confiance dans ton soutien. Fais-nous comprendre que nous n’arrivons à la plénitude de la vie qu’en mourant sans cesse à nous-mêmes et à nos désirs égoïstes. Car c’est seulement en mourant avec toi que nous pouvons ressusciter avec toi.

Que rien, désormais, ne nous fasse souffrir ou pleurer au point d’en oublier la joie de ta résurrection ! Tu es le soleil éclaté de l’amour du Père, Tu es l’Espérance du bonheur éternisé, Tu es le feu de l’amour embrasé. Que la joie de Jésus soit force en nous et qu’elle soit, entre nous, lien de paix, d’unité et d’amour. Amen »

Domaine public

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6. PRIÈRE DE SAINT CLAUDE DE LA COLOMBIÈRE

Malgré de nombreuses difficultés dont la prison et l’exil, saint Claude La Colombière, jésuite, a aidé au déploiement du culte du Sacré-Cœur porté par sainte Marguerite-Marie Alacoque. Voici sa prière, résumé de son acte de confiance en Dieu :

« Mon Dieu, je suis si persuadé que tu veilles sur ceux qui espèrent en toi, et qu’on ne peut manquer de rien quand on attend de toi toutes choses, que j’ai résolu de vivre à l’avenir sans aucun souci, et de me décharger sur toi de toutes mes inquiétudes : « Dans la paix, moi aussi, je me couche et je dors, car tu me donnes d’habiter, Seigneur, seul, dans la confiance » (Ps 4, 9).

Les hommes peuvent me dépouiller et des biens et de l’honneur, les maladies peuvent m’ôter les forces et les moyens de te servir, je puis même perdre ta grâce par le péché; mais jamais je ne perdrai mon espérance, je la conserverai jusqu’au dernier moment de ma vie, et tous les démons de l’enfer feront à ce moment de vains efforts pour me l’arracher : « Dans la paix, moi aussi, je me couche et je dors ».

Certains peuvent attendre leur bonheur de leurs richesses ou de leurs talents, d’autres s’appuyer sur l’innocence de leur vie, ou sur la rigueur de leurs pénitences, ou sur le nombre de leurs aumônes, ou sur la ferveur de leurs prières.

Pour moi, Seigneur, toute ma confiance, c’est ma confiance même ; cette confiance ne trompa jamais personne. Je suis donc assuré que je serai éternellement heureux, parce que j’espère fermement de l’être, et que c’est de toi, ô mon Dieu, que je l’espère. Amen. »

 

Domaine public

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7. PRIÈRE DE SAINT JOHN HENRY NEWMAN

 

John Henry Newman a commencé à rédiger des prières à l’âge de 16 ans. Il en a composé énormément tout au long de sa vie, conservées notamment dans ses sermons. Il fondait une profonde confiance dans la prière et n’entreprenais jamais une action sans prier. Selon lui, il n’est pas possible, sans prière, d’être en communion avec le Christ. 

« Seigneur Jésus, inonde-moi de ton Esprit et de ta vie. Prends possession de tout mon être pour que ma vie ne soit qu’un reflet de la tienne Rayonne à travers moi, habite en moi, et tous ceux que je rencontrerai pourront sentir ta Présence auprès de moi, en me regardant ils ne verront plus que Toi seul, Seigneur!

Demeure en moi et alors je pourrai, comme Toi, rayonner, au point d’être à mon tour une lumière pour les autres, lumière, Seigneur, qui émanera complètement de Toi, c’est Toi qui, à travers moi, illuminera les autres. Ainsi ma vie deviendra une louange à ta gloire, la louange que tu préfères, en te faisant rayonner sur ceux qui nous entourent. Par la plénitude éclatante de l’amour que te porte mon cœur. Amen. 

Six psaumes à lire pour surmonter les moments difficiles de la vie

Edifa - publié le 17/10/19

La souffrance fait partie de notre vie terrestre. Nous la repoussons, nous gémissons quand elle frappe à notre porte. Dans ces moments intenables, le Psautier peut nous aider à mieux appréhender le mystère de notre épreuve et à la traverser.

À certaines périodes de notre vie, lorsque s’accumulent déceptions, relations difficiles avec ceux que nous aimons, échecs personnels ou ennuis de santé, il nous arrive d’être complètement découragés. Parfois, c’est le début d’une vraie dépression, qui nécessite une prise en charge médicale (cela n’arrive pas qu’aux autres !). Mais  plus souvent, c’est une épreuve passagère. Comment remonter la pente ? Comment reprendre confiance ? Les psaumes nous ouvrent un chemin pour sortir de la nuit.

  • « Combien de temps, Seigneur, vas-tu m’oublier ? »

« Combien de temps, Seigneur, vas-tu m’oublier ? » (Ps 12). Lorsque Dieu nous semble si loin que nous en arrivons presque à douter de son existence, nous sommes tentés de laisser tomber la prière. Nous pensons que la prière n’est bonne que si nous débordons d’amour et de reconnaissance… et quand notre cœur est triste, nous ne prions plus parce que seuls des mots amers viennent à nos lèvres. Et alors ? Pourquoi ne pas dire notre amertume au Seigneur ? Comment pourrait-Il « changer notre deuil en une danse et nos habits funèbres en parure de joie » (Ps 29) si nous nous détournons de Lui ? La Bible est pleine de ces cris de détresse et d’angoisse. Jésus Lui-même n’a-t-Il pas crié avant de mourir : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Mc 15, 34).

  • « Décharge ton fardeau sur le Seigneur : Il prendra soin de toi »

« Décharge ton fardeau sur le Seigneur : Il prendra soin de toi » (Ps 54). Dieu désire nous décharger de tout notre fardeau. Il ne nous demande qu’une chose : que nous Le laissions faire. Que nous n’ayons pas honte de tout Lui donner, y compris ce qui nous humilie, ce qui nous paraît méprisable, voire repoussant. Un seul fruit pourri peut contaminer tout un cageot de fruits sains : un seul germe de pourriture que nous n’avons pas osé présenter au Seigneur suffit à nous remplir de tristesse et d’amertume.

  • « Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense »

« Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense » (Ps 50). Dieu n’attend pas seulement que nous Lui donnions nos bonnes actions, que nous nous déchargions de nos croix. Il veut aussi que nous Lui donnions notre péché, car sa joie, c’est de nous pardonner. Un jour, le Seigneur a demandé à saint Jérôme son bien le plus précieux. Saint Jérôme a énuméré alors tout ce qu’il donnait au Seigneur : des jeûnes prolongés, de longues heures d’oraison, des actes d’amour, etc. Mais le Seigneur attendait autre chose et saint Jérôme ne savait plus quoi Lui offrir ! « Et ton péché ?, lui a demandé Jésus. Pourquoi ne penses-tu pas à me le donner ? »

  • « Dirige ton chemin vers le Seigneur, fais-Lui confiance, et Lui, Il agira »

« Dirige ton chemin vers le Seigneur, fais-Lui confiance, et Lui, Il agira » (Ps 36). Lorsque nous ne savons plus où nous en sommes et que l’angoisse nous plonge dans la nuit, appliquons-nous plus que jamais à « diriger notre chemin vers le Seigneur » en accomplissant pas à pas sa volonté, à travers les petites choses de la vie quotidienne. Efforçons-nous de vivre pleinement l’instant présent, sans nous préoccuper du reste. La seule chose qui importe, la seule chose qui dépend de nous, c’est que nous fassions la volonté de Dieu ici et maintenant. Le reste Lui appartient. Ne nous tourmentons pas inutilement ! Cherchons le Royaume de Dieu et tout le reste nous sera donné par surcroît.

  • « Chaque jour je Te bénirai, je louerai Ton nom toujours et à jamais »

« Chaque jour je Te bénirai, je louerai Ton nom toujours et à jamais » (Ps 144). Chaque jour, même lorsque tout va mal, nous pouvons dire au moins un « merci » au Seigneur. Même la journée la plus noire a sa frange d’or : c’est le sourire d’un enfant, la beauté d’un paysage, un geste de tendresse, une rencontre inattendue… Ne nous endormons pas sans dire « merci » au Seigneur. Pas un « merci » en l’air, vague et impersonnel, mais un « merci » précis pour quelque chose de précis. Plus nous remercions, plus nous trouvons de raisons de remercier. La louange ouvre notre cœur et nos yeux aux merveilles de Dieu.

  • « Seigneur mon Dieu, Tu éclaires ma nuit. (…) Pour le combat Tu m’emplis de vaillance »

« Seigneur mon Dieu, Tu éclaires ma nuit. (…) Pour le combat Tu m’emplis de vaillance » (Ps 17). Dieu ne supprime pas la nuit, Il l’éclaire. Il ne nous dispense pas des combats, Il nous donne tout ce qu’il faut pour combattre vaillamment jusqu’à la victoire. Quelle que soit l’opacité de notre nuit, quels que soient les combats de la vie, soyons sûrs qu’en Jésus ressuscité, nous avons déjà la victoire. Faisons-Lui confiance sans réserve et bientôt, nous chanterons : « Oui, Tu es venu à mon secours je crie de joie à l’ombre de tes ailes » (Ps 62).

 

Christine Ponsard

 

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